Dimanche 9 novembre 2008 7 09 /11 /Nov /2008 07:22
coups de coeur
 

Ce tableau a été réalisé par

 

Nathalie  HALLINGER

 

 

Pour mon petit fils NIL        Né le 06 Octobre 2008

 

 

Dans toutes ces couleurs vous  trouverez des galons, de l’acrylique , des cordelettes , des émaux, …..

 

Tout un monde imaginaire , coloré , décoratif .

 

 

 

 

 

Nathalie est à la boutique "papiers en scène" 
Rue Marius  Audouy à REVEL 31250 

 

 

 

 

Par La minute de parsiparla - Publié dans : coups de coeur
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Dimanche 9 novembre 2008 7 09 /11 /Nov /2008 00:00

Un dimanche, quoi faire ? ..... les chats sont sortis, le thé bu, …..une ballade en vélo ? seule ? du jardinage ? bof  c’est un temps de novembre, et ce dimanche sera plus long , il compte trois jours…..l'ennui me guette déjà dés le matin ....je vais lire .

Voici Mahmoud Darwich  ( éditions Actes sud)

ASSIS CHEZ MOI

 

Assis chez moi, ni triste ni gai,

Ni moi, ni personne.

 

Journaux éparpillés. Les roses du vase

Ne me rappellent pas

Celle qui me les a cueillies. Nous sommes en congé

Du souvenir, en congé de tout…C’est dimanche.

 

Un jour où nous rangeons notre cuisine,

Notre chambre à coucher,

Chacun de son côté. Nous écoutons

Le bulletin d’information,

Paisible, pas de guerre contre un quelconque pays.

 

L’empereur heureux cajole aujourd’hui ses chiens,

Sable le champagne au confluent de deux seins

D’ivoire … et nage dans l’écume.

 

L’ empereur solitaire fait aujourd’hui sa sieste,

Et comme toi et moi , ne pense pas

A la résurrection…

Elle lui appartient , elle, la vérité et l’éternité !

 

Une paresse légère prépare mon café

Et la cardamome hennit dans l’air et dans le corps.

 

Comme si j’étais seul. Je suis lui ou l’autre moi

Qui m’a croisé , s’est enquis de ma journée et éloigné.

 

Dimanche est le premier jour dans la Bible

Mais le temps modifie les mœurs :

Le dieu de la guerre se repose les dimanches.

 

Assis chez moi, ni heureux ni triste,

Entre les deux, je me moque de savoir si je suis

Vraiment moi…ou personne !

 

Par La minute de parsiparla - Publié dans : poésies
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Dimanche 5 octobre 2008 7 05 /10 /Oct /2008 21:58

 

 

SERRES MAZARD 2005, voilà une cuvée qui mérite de s’y attarder.

Goûté au restaurant, accompagnant des mets délicieux, ses arômes de fruits , sa longueur en bouche m’ont convaincue de faire le voyage dans les Corbières.

Je ne suis pas une spécialiste , mais j’aime me laisser surprendre par un bon vin , tenter de le retrouver n’est pas la garantie de retrouver le moment où il a été bu , mais c’est une promesse pour en partager d’autres . Rien de plus délicieux que de faire découvrir un bon vin à ses amis .

 

Annie Mazard m’a reçue très chaleureusement au téléphone.

Je suis sortie de l’autoroute à Lézignan, j’ai traversé les Corbières rocailleuses  sous le soleil et le vent violent , jusqu’au caveau Damien à Talairan .

Jean Pierre Mazard m’a fait découvrir les merveilles de sa production.

Chez eux , tout est harmonieux. Leurs vins , leur accueil , et si on a le temps on peut y rester pour un week end , ce que nous allons faire avec notre groupe d’atelier de Palleville.

pour commencer à saliver.

 

Par La minute de parsiparla - Publié dans : coups de coeur
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Samedi 4 octobre 2008 6 04 /10 /Oct /2008 00:00

LUI :

Il avait mis un bandeau sur ses yeux. Il voulait le garder .Ne pas voir. Ne pas chercher, ne pas rechercher , ne pas essayer de connaître . Volontairement. Il ne voulait pas se soumettre à ses yeux, à la rapidité du regard . Attendre que l’ombre lui donne la lumière. Il avançait dans la foule, le nez en avant , les mains dans les poches. Ne pas toucher, non plus. Sentir, ressentir, écouter. Dans un éclat de rire sonore elle avait dit « vanille , non trop sucré pour moi, ambre, épices , santal.

Il apprivoisait cette situation.

Aveugle , réceptif à l’essentiel. Le son du rire , une gorge claire, ouverte, sonante, franche. Il avait pensé communicative puisqu’il avait ri aussi. Ambre, santal, épices, c’est vaste épices, il rajouta mentalement , peau chaude, sucrée, salée , il se souvenait des vagues, d’un temps lointain qu’il avait oublié et qui revenait dans sa mémoire. Ce son de cascade sur le sable , sac, ressac, liquide qui se choque à son corps , oui, c’est ça son corps pris dans la vague.

Il rajusta son bandeau, ses yeux étaient dans le noir et son cerveau dans la vie , dans l’attente d’une promesse.

Il se laissa naviguer au gré de la foule ; ce qu’il respirait , mélé était obscur , il fallait avancer encore, pousser ces corps vivants et odorants, mais pas pour lui. Un son de gorge , du sucré du salé du santal de l ‘ambre. Il imaginait ses bras chargés de paniers pleins de fruits , de légumes, de poissons.

Aveugle. Le bonheur de s’avancer vers elle , cette inconnue qu’il avait pressentie , qu’il allait reconnaître. Ses sens endormis s’étaient éveillés juste en lisant le texto qu’elle lui avait adressé , il était allé au delà de ses mots, il était rentré dans sa tête à elle, c’était sa conviction.

Aveugle volontairement , il voulait goûter tous les espaces qui la séparaient de lui , il sentait qu’il les franchirait , il se sentait libre ; il se débarrassait petit à petit de tous ces poids morts qui l’engluaient depuis longtemps.

Aveugle il devenait léger , aveugle il se rendait libre , aveugle il allait la reconnaître. Aveugle il renaissait , aveugle il allait pouvoir la voir .

 

 

 

ELLE :

Il a dit «  les yeux bandés »….après elle ne s’en souvient plus. « Avancer les yeux bandés «  ces mots lui sont rentrés dans le ventre , directement au creux du ventre. Avancer les yeux bandés , se découvrir dans l’inconnu . C’est ce qui l’a ému , au sang. Elle rapide , empressée , tonitruante. Avancer , se ressentir de loin.  pas dans ce qu’elle croyait essentiel , incontournable, visible. Non les yeux bandés. Elle acceptait de rentrer dans l’âme , elle a voulu ça  , complètement comme une évidence bien sûr. Rentrer dans le cœur de sa vie à lui, dans  la sienne à elle , obligatoirement. Laisser de côté les clichés , les codes , l’ apparence. En deux mots écrits elle a basculé ,  elle a apprit immédiatement que ce temps , il le lui offrait, pour elle.

Instinct profond , il l’a faite entrer en une seconde dans le vrai. Maintenant elle cherche un bandeau pour lui ressembler , non, pour être à son diapason. Elle avait l’habitude d’écouter la musique , il lui demandait de devenir le son. Attendre pour comprendre le son , la vibration , devenir cet écho ricochet entre eux deux.

Une voix douce et lente , profonde , calme, non empressée. Une voix d’équilibre. Les yeux bandés, toi, moi, lui, elle sur la corde de l’harmonie , c’est ça qu’elle a ressentie (sentie ) elle va attendre. Les yeux bandés.

En commun, la vague, l’eau, le sel,le soleil, en commun la peau à toucher, à sentir, à révéler, la pénombre de l’intime . Les yeux bandés elle attend, elle aime l’attendre, c’est une promesse.

 

Par La minute de parsiparla
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Lundi 29 septembre 2008 1 29 /09 /Sep /2008 18:38

 2 aout 2007 -  consigne :

Ecrire un article qui évoque une ambiance, une circonstance qui va amener à une recette .(40 minutes)


______________________________________________________


La question était de savoir quand commencer ou commencer par quoi ?

Les pots d’épices étaient exposés dans le bon ordre , les herbes fines ciselées , les légumes tranchés , prêts à animer la chose . Quelle chose ? , il faut choisir ce qui va être le plus important ce soir là , l’invité, le plat , le rendez vous annoncé , les promesses qu’il sous entendait …Devais – je préparer ou laisser l’improvisation s’installer ?

Mais il fallait créer l’ambiance, dans la maison, dans la cuisine

Le doute était à la mesure de l’attente ;

Une petite gorgée fraîche de Chardonnay allait me mettre les idées en place. Le Plop du bouchon me fit sourire et saliver, la robe paille claire dans le verre ballon augurait le meilleur.

Je remplis ma bouche de vin, le fit tourner avec la langue et satisfaite de ces prémices le laissai s’écouler dans ma gorge. Plaisir et sourire.

Donc je repris mes idées , il allait arriver . J’attendais fébrile ne pouvant réprimer mes instincts cannibales. Je pensais doux, croquant , ferme, goûteux, épicé je ne savais plus si c’était de son corps dont je parlais ou du plat que j’allais préparer . Croquer , saliver, lécher , se laisser envahir , fermer les yeux et se sentir repue.

Avant, après ? Mon désir disait après , ma bienséance répétait avant.

Je commençais alors à laver les coquillages , à ouvrir les st Jacques , à les ébarber , à les poser sur un torchon.

Ensuite la marinade , un verre de chardonnay, 3 cuillerées d’estragon ciselé, 1 cuillerée à café de baies rouges légèrement pilées , un verre de fumet , 1 noix de beurre, le poêlon en cuivre posé sur le fourneau. Ensuite deux assiettes de porcelaine au décor pastel.

Les coquilles seraient saisies , dorées, moelleuses à cœur, avec un filet de fumet réduit sur un lit de mesclun à l’huile de noisette , harmonie des couleurs assortie à l’assiette.

 

Je l’attends, tout est prêt , ce n’est pas moi qui vais décider .

Je vais suivre sa musique , je vais le laisser nous guider dans les chemins de la dégustation .

Par La minute de parsiparla - Publié dans : ateliers Palleville
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